Fatal Diving Accident
Fatal Diving Accident est une vidéo filmée par Yuri Lipski, un instructeur de plongée russo-israélien âgé de 22 ans. Les images ont été enregistrées le 28 avril 2000 lors de sa plongée dans le Blue Hole de Dahab, en Égypte. Ce site est tristement célèbre en raison des nombreux accidents mortels qui s'y sont produits.
Au cours de la plongée, Yuri Lipski est entraîné dans une descente rapide et incontrôlée. Il atteint finalement le fond à environ 115 mètres de profondeur. Les images le montrent alors en difficulté : il semble désorienté, tente de gonfler son gilet stabilisateur et finit par retirer son détendeur. Il ne parviendra pas à remonter à la surface.
À une telle profondeur, un plongeur respirant de l'air comprimé peut subir une narcose à l'azote, également appelée « ivresse des profondeurs ». Ce phénomène agit sur le système nerveux et peut provoquer une altération du jugement, de la confusion, de la panique ou des hallucinations. Pour les plongées techniques profondes, des mélanges gazeux adaptés, comme le trimix, peuvent être utilisés. Celui-ci est composé de dioxygène, d'hélium et de diazote. La présence d'hélium permet notamment de réduire les effets narcotiques liés à l'azote.
Yuri Lipski ne disposait apparemment que d'une seule bouteille contenant de l'air. À 115 mètres de profondeur, il a très probablement subi une narcose sévère à l'azote, susceptible d'altérer son jugement et sa capacité à réagir. Les images ne permettent toutefois pas de déterminer avec certitude si ce phénomène est la seule cause de l'accident.
Son corps est retrouvé le lendemain par Tarek Omar, plongeur expérimenté du Blue Hole, à la demande de la mère de Yuri Lipski. Omar aurait tenté à deux reprises de dissuader le jeune plongeur d'entreprendre cette plongée. Lors de la récupération du corps, il retrouve également son casque et sa caméra, toujours intacts malgré la profondeur. Les images enregistrées ont ensuite été diffusées sur Internet sous le titre Fatal Diving Accident Caught on Tape.
Tarek Omar a par la suite raconté les circonstances dans lesquelles l'enregistrement avait été découvert :
« Deux jours après avoir retrouvé son corps et rendu ses affaires ainsi que son matériel à sa mère, celle-ci m'a demandé de l'aider à tout démonter afin de pouvoir les emballer. La caméra aurait dû être endommagée, voire complètement détruite, car je l'avais retrouvée à 115 mètres de profondeur alors qu'elle n'était conçue que pour résister jusqu'à 75 mètres. Pourtant, à ma grande surprise, elle fonctionnait toujours. Nous avons visionné l'enregistrement en présence de sa mère. Je regrette qu'elle l'ait vu… Si j'avais su que ces images existaient, je les aurais détruites. Ce qui m'a réellement bouleversé et attristé, c'est de savoir que sa mère les possède désormais : elle détient les images de la noyade de son fils. »
Auteur : Josselin Roux
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